Kirchner : Néstor de son prénom, ou bien Cristina Fernández de Kirchner, sa femme, respectivement ancien président et actuelle présidente du pays.
Bien, je me lance dans un article parlant de la politique locale. Je dois dire que si je ne l’ai pas fait jusqu’ici, ce n’est pas parce que je m’en suis retenu, c’est surtout parce que, malgré le fait que ça m’intéresse comme tout bon étudiant à Sciences Pipo, je n’y comprenais rien.
C’est un peu moins le cas maintenant ; en effet, j’en ai parlé avec quelques personnes, et je commence à comprendre un peu. Il faut dire qu’à la fac, l’atmosphère s’y prête : cette semaine ont eu lieu les élections au Conseil d’administration de l’université. Et contrairement à l’IEP, on n’a pas deux listes qui font un semblant de débat avec des fleurs et des petits oiseaux, avec l’une remportant la totalité des sièges et une participation digne d’une élection européenne à Trifouillis-les-Oies ! Il faut dire qu’ici, la première visite à la fac donne le ton : de nombreuses affiches jonchent les bâtiments de la fac, quelle que soit la fac. Et en période électorale, comme actuellement, impossible de passer dans l’escalier et de grimper quelques étages sans se faire assaillir par les représentants d’au moins 3 mouvements différents.
J’ai d’abord pensé, en bon français, que cette effervescence politique était due aux gauchistes qui avaient investi la fac de sciences humaines. Mais comme j’ai pu le constater, toutes les facs sont dans le même cas, et ce ne sont pas toujours des gauchistes, bien que ce soient les plus actifs.
En effet, il existe plein de mouvements politiques étudiants, qui sont (plus ou moins) indépendants des partis politiques nationaux. Ce qui me fait me sentir dans une atmosphère de campagne présidentielle alors qu’on va juste élire quelques délégués au CA ! Enfin, « on »… étant étudiant international, je ne vote pas. Ce qui nous amène à quelques considérations sur la politique et les médias argentins.
D’abord, nous avons la présidente donc. Cristina Fernández de Kirchner, CFK pour les intimes. Il me semble avoir compris que politiquement, elle est plutôt à gauche. Elle est surtout péroniste, car ici, ce n’est pas tant la gauche et la droite qui se battent, ce sont les péronistes et les radicaux. N’allez pas me demander la différence entre les deux, j’en sais rien du tout. Les Argentins me disent que tous les partis, surtout à gauche, sont divisés en une pléthore de courants, et que question unité, on fait mieux. Ce qui, vous vous en doutez, n’a pas manqué de me rappeler un autre pays.
Ensuite, il y a la haine des Argentins envers Carlos Ménem, président dans les années 90, ultralibéral pratiquant, qui n’a pas laissé un excellent souvenir, surtout après la crise de 2001. Cela dit, tout le monde le déteste, mais tout le monde a voté pour lui. Et dans les politiciens nationaux, nombre d’entre eux l’ont soutenu.
Question médias, nous avons grosso modo trois grands journaux : le premier, le plus important, est Clarín, politiquement où on le pose, dont les opinions varient au gré du vent. Une seule certitude : ils n’aiment pas les Kirchner, qui d’ailleurs le leur rendent bien, dans la mesure où ils ont fait récemment voter une loi de médias limitant les monopoles et qui défavorisait clairement le groupe Clarín.
Le deuxième en importance est La Nación. Politiquement plutôt neutre d’après ce qu’on m’a dit.
Enfin, le troisième, en crise à ce qu’il paraît, est Página/12. D’orientation de gauche, et soutient le gouvernement. C’est celui-là que votre serviteur q mis en pqge d’accueil sur son ordi sur lequel il n’accède plus à Internet.
16 novembre 2009 à 7:11 |
Ça se voit que tu n’y comprends toujours rien … piteux
19 novembre 2009 à 10:05
Fort possible, je t’invite donc à me faire un topo plus juste cher camarade argentin, je ne demande qu’à comprendre !
1 décembre 2009 à 8:41 |
- Tu as, intentionnellement ou pas, omis que le gouvernement argentin reste malgré tout un état policier, utilisant sans discrimination la violence physique comme moyen de répression de la population … histoire de créer un peu de soumission durable : pour preuve le concert de “Viejas locas” qui a dégénéré en un bain de sang. (http://momento24.com/2009/11/15/recital-de-viejas-locas-en-velez/)
- “Clarín” a soutenu N.Kirchner mais aujourd’hui se trouve en conflit avec eux. Le problème est que le dit journal a une ligne éditorial sensationnaliste, il peu bien soutenir la “gauche” tout en ayant par le passé soutenu la dictaure militaire. En fait “Clarín” ne soutien que ses intérêt économiques, son but ? vendre le plus de journaux, peu importe la ligne politique.
- Qu’es-ce que tu appelles “gauchistes” ?
=> donc analyse superficielle d’un occidental qui a du mal à voir plus loin que son nez.
2 décembre 2009 à 11:00 |
- Oui, j’ai eu l’occasion de voir des flics à l’oeuvre alors que j’attendais devant un bâtiment public… pour un extrait de casier judiciaire ! Cela dit, en Argentine comme en France, et comme partout, flic va trop souvent avec bourrin.
- Sur Clarín, c’est bien ça que j’ai voulu dire quand j’ai écrit que ses opinions varient au gré du vent.
- J’appelle gauchistes les mouvements de gauche qui se revendiquent révolutionnaires, ou qui prônent des idées un peu trop utopiques.
=> donc bien vu, d’où le fait que j’eusse précisé que j’y comprenais toujours pas grand-chose.