Copado : Super. On dit d’une personne, d’un endroit, d’une soirée, que c’est copado quand on la trouve sympa, agréable, amusante, quand il y a de l’onda (ambiance, feeling). Synonyme : zarpado (sauf que zarpado est encore mieux).
Note : Lexique argentin mis à jour, et création d’un mini-lexique chilien. Je sais, j’avais dit que je ne le ferais pas, mais finalement, j’ai tellement aimé le Chili que j’en ai fait un. Aixpats chiliens (enfin, chiliennes plutôt*), si vous avez des suggestions, n’hésitez pas !
Cet article va être un condensé du milieu de mon voyage chilien, à savoir les étapes Valparaíso, La Serena et Antofagasta.
Nous en étions restés au moment où je quittais Santiago pour Valparaíso dans le dernier bus, en lisant Neruda. Deux heures après, donc, arrivée dans cette ville où je ne savais toujours pas comment j’allais me loger. Heureusement, à l’arrivée, trois femmes se disputent les derniers touristes arrivés. Je demande les prix : « 8.000. » Je tousse. Je demande à l’autre, qui m’a vu tousser et demande 6.000. Allez hop, vendu. Et je ne regrette pas d’avoir fait le marchand de tapis : la chambre est spacieuse et le lit confortable.
Heures passées dans un bus : 70.

Dans chaque ville, il y a un monument offert par les pays dont beaucoup de ressortissants habitent dans la ville. Ici donc, les Français.
Le lendemain, j’irai visiter la maison de Neruda. Bel endroit, en effet. Les cerros (collines) sont des endroits très charmants, et ce que l’on m’avait dit (« Valparaíso, c’est La Boca en plus grand ») n’est pas usurpé, bien que La Boca m’eût nettement plus charmé.
4 jours à Valparaíso, ça permet de constater qu’à la longue, c’est beau mais c’est chiant. Le plongeur dans l’âme que je suis a tenté une plongée dans le coin, très décevante. Eau noire, très froide, épave sans grand intérêt… L’étudiant a quant à lui découvert les discothèques de Valparaíso, qui sont comme partout, et où il a passé une soirée copada.
M’ennuyant un peu, et devant le peu d’amabilité de la fille de la taulière de l’hôtel, j’ai vite fait mes valises et ai sauté dans le premier bus pour La Serena, plus au nord.
Heures passées dans un bus : 78.
Première impression à l’arrivée : waoh, il était pas censé faire plus chaud dans le nord ? Car en effet, je me suis quasi-enrhumé à La Serena. J’ai pu par ailleurs y tester deux logements différents : une auberge de jeunesse sympa mais chère pour ce que c’est, et un hôtel avec un peu moins de onda mais nettement plus confortable, et moins cher. Mon séjour dans cette ville s’est distingué des autres villes chiliennes dans le sens où je n’ai été qu’avec des Argentins. Le premier jour fut l’occasion de la visite à la Croix du Troisième Millénaire, un monument catho mais néanmoins très soviétique.
La suite de la journée fut consacrée à me jeter dans les vagues du Pacifique. Je sais pas vous, mais me jeter dans de grosses vagues est un de mes plus grands plaisirs, et ce même si après j’en ai du mal à respirer et des courbatures pas possibles. Le soir, les klaxons ne nous trompent pas : c’est fait, Piñera est élu président ! Par contre, petite emmerde : un grain de sable a apparemment pénétré mon appareil photo, faisant que l’objectif sort difficilement. C’est une malédiction, pensai-je… mais bon, à part quelques fois, il s’ouvrait sans que j’aie trop à insister.
Le deuxième jour fut consacré à la visite du centre-ville et à la glandouille. Le soir, un autre groupe d’argentines me propose de sortir, ce que j’accepte, mais la tête en l’air que je suis a oublié sa copie du passeport. Pas moyen d’entrer, une sortie pour rien.
Le dernier jour fut celui de la visite de el valle Elqui : une vallée à l’intérieur des terres, au fond de laquelle est produit le pisco, l’alcool chilien emblématique (à base de raisin distillé). Dès la sortie du bus, je discute avec un autre groupe de touristes qui était là : tiens, encore des Argentins ! Bon ben on va faire le tour ensemble alors… Quelques heures, rigolades et verres de pisco plus tard, retour.
Heures passées dans un bus : 82.
Après avoir tué la dernière journée afin de prendre un bus de nuit pour arriver à Antofagasta (encore plus au nord) tôt et trouver un logement sur place, je montai une nouvelle fois dans un bus.
Heures passées dans un bus : 94.
A l’arrivée donc, taxi vers l’office du tourisme, où un gentil monsieur qui m’a eu l’air un peu gay m’a bravement donné une liste de tous les logements de la ville, je me dirigeai vers le moins cher d’entre eux. Bon, ça le valait, mais pas grave, de toute façon je ne compte pas rester longtemps. J’ai pris contact avec un club de plongée local, allez hop, vendu ! Pour le reste, ce fut visite de la ville, constatant que je logeais dans un quartier truffé de bars à putes… c’est décidé, plus jamais je prends le moins cher de tous ! Quant à la plongée, elle fut excellente, je me suis fait interviewer par des journalistes qui faisaient un marronnier sur les vacances. J’ai donc dû passer sur TVN sans même le savoir ! Enfin, lassé de mon hôtel tout pourri et de cette ville dans laquelle il n’y a pas grand-chose à faire, j’ai foncé vers l’endroit que je voulais visiter depuis le début : San Pedro de Atacama !
Heures passées dans un bus : 99.
On s’arrête là pour aujourd’hui. La prochaine fois, on fait péter les cent heures de bus dans le désert d’Atacama !
* Oui, Audrey et Mathilde, c’est de vous que je parle.






11 février 2010 à 4:13 |
Ah, tu as enfin mis ton blog à jour, c’est bien mon pitchounet
!
Toujours un plaisir de te lire, mais j’avais déjà eu un écho de tes aventures!
Gros bisous!
Ta vieille